L 'oeil et  l' oreille

Nous n'aurons que le choix entre les changements dans lesquels nous serons entraînés et ceux que nous aurons su vouloir accomplir

  Jean Monnet discours de Strasbourg du 12 Mai 1954

  La ruralité en devenir


Reproduction de cette note et renvoi à l'article complet et au site répertorié en [Liens]. Réflexion particulièrement pertinente.

Le rural, terre d'innovation pour la mobilité durable
par Dominique Musslin urbaniste collaboratif (à retrouver sur son site https://urbanismecollaboratif.org/ )
SYNTHESE DE LA NOTE
La mobilité dans les territoires à faible densité de population est en train de devenir un enjeu majeur. L'écart entre les agglomérations denses et le reste du territoire, où vivent plus d'un Français sur trois (soit plus de 22 millions d'habitants), se creuse. Confrontés à la raréfaction et à l'éloignement des services de la vie quotidienne et des bassins d'emplois, difficilement desservis par les transports en commun, les territoires peu denses n'ont pas accès aux évolutions et dynamiques extrêmement rapides de l'offre de mobilité.
Ce constat soulève d'importantes questions sociales. La mobilité est une condition nécessaire à l'inclusion sociale, mais elle a aussi tendance à devenir une injonction pouvant s'avérer insoutenable (ménages sans voiture, vulnérabilité économique, écologique et sociale, seniors, etc.).
Face à la rareté énergétique et à la lutte contre le changement climatique, et pour mieux répondre aux besoins, de nombreuses initiatives innovantes se développent, y compris dans les territoires à faible densité. Ils constituent en la matière des lieux d'innovation féconds et inédits. Mais les solutions ont du mal à s'étendre et à se généraliser. Il est important d'y consacrer attention, énergie et
moyens.
Cette note a pour objectif de montrer qu'agir au profit d'un système de mobilité plus compatible avec la transition énergétique et écologique et correspondant aux besoins est possible. Elle propose trois pistes concrètes pour une mobilité durable
dans les territoires peu denses :
1) Redonner au vélo une place cohérente et organisée dans les solutions de mobilité dans les territoires peu denses. Il
s'agit de mettre en place une planification systématique de réseaux cyclables « malins », sécurisés et efficaces en modérant les vitesses de circulation dans le périurbain et en aménageant les itinéraires dans les espaces ruraux. Le but est de développer l'utilisation du vélo, à moindre coût, dans ces territoires où son faible usage s'explique surtout par un déficit d'offre en infrastructures et services.
2) Pour les déplacements plus longs, la voiture partagée est l'avenir de la mobilité durable dans les territoires peu denses, là où les moyens de transports collectifs traditionnels sont trop coûteux à mettre en place. Avec un gisement de demande se situant entre 2 et 3 millions de ménages, c'est un marché d'avenir, à certaines conditions : que le covoiturage quotidien soit délesté d'une réglementation trop dissuasive pour les conducteurs au plan économique et que l'autopartage fasse l'objet d'une véritable commande publique.
3) Repenser la gouvernance des mobilités dans les territoires peu denses : pour s'adapter et relever le défi des mobilités,
les collectivités des territoires peu denses doivent repenser les
modalités d'application de leurs compétences et l'affectation de leurs budgets. Il s'agit notamment de recourir à des outils de coordination entre collectivités, de repenser les modes d'animation et de contractualisation territoriales avec les nouveaux acteurs des mobilités comme avec les acteurs de la vie courante (mairies, centres sociaux, associations, employeurs, garages, etc.), et de consacrer aux nouvelles solutions de mobilité une partie significative du budget transport disponible.
http://www.lafabriqueecologique.fr/
 

Le bonheur est dans le prêt 


LE BONHEUR EST DANS LE PRET !  LE BONHEUR EST-IL DANS LE PRET ?
Dans le livre " l'arrangement " écrit en 1967, que l'auteur Elia Kazan portera lui-même à l'écran deux ans plus tard, le héros marque une pause et analyse sa situation matérielle, professionnelle et sentimentale. Il fait un bilan et s'engage à chercher un nouveau démarrage pour un nouvel arrangement de sa vie. Kazan traçait avec ce personnage le portrait de la société américaine qui vivait depuis l'après-guerre sur la dynamique économique du crédit. Pour ce héros, comme pour un grand nombre de ses compatriotes, le constat est proche de zéro entre ses acquis et ses dettes. Bien sûr comme tout individu il a accumulé des biens. Les uns frappés d'obsolescence d'autres bloqués par nécessité d'utilisation, d'autres encore s'appréciant ou se dépréciant ramènent malgré tout le bilan à peu de choses, proche de zéro en rapport à l'effort consenti. On disait : l'Amérique a vingt ans d'avance ! Kazan, lui, cherchait un nouveau sens à la vie.
A partir de ces années dites glorieuses l'état du monde, calqué sur ce modèle d'outre atlantique, s'est  conditionné à vivre à crédit, sur un grand pied, trop grand. Et quand une bonne âme dans le célèbre sketch de  Fernand Raynaud prêtait ses chaussures trop grandes à de petits pieds il fallait les caler avec un journal, le rôle des médias n'est jamais innocent. La verve de Fernand Raynaud donnait dans ce " mariage en grandes pompes " une éternité à Mme Chalamond et à Melle Lelonbec et participait à l'assise historique et sociologique de cette époque.
En ces temps écoulés nous avons connu une inflation galopante qui estompait les dettes, une montée vertigineuse de la mondialisation de l'offre et de la demande qui appelait une stabilisation monétaire qui ne fut que partielle, et les délocalisations industrielles, tueuses de main d'œuvre en occident,  friandes de main d'œuvre à bas coût sans protection sociale dans des pays au devenir incertain, portées par l'abaissement des barrières douanières, sans le contrôle du bien fondé et sans retour d'état d'âme devant chômage et dégâts provoqués partout.
Depuis nous avons rencontré l'ahurissement absolu des subprimes, condamnant le citoyen, honnête et crédule, à la misère. Des prêts toxiques poussant  des collectivités à la déroute et des états à des endettements inconsidérés allant au-delà de leurs capacités à réduire les frais, gérés par des décideurs pour le coup à petits pieds dont personne ne savait caler les chaussures, sinon avec quelques talonnettes et estrades pour déclamations aussi creuses que péremptoires. Passer d'une inflation forte à une déflation de fait, PIB en berne, rentrées fiscales maigrichonnes, en gardant les mêmes principes n'a pas fait hurler au fou, sauf quelques économistes atterrés. Le système perdure, malade endormi sous hypnose, on se demande seulement maintenant qui va rembourser.
Le paradoxe de cet imbroglio trouve son sommet lorsque des solutions contraires sont appliquées sur les corps souffrants pour prétendre les guérir. La plupart du temps en appliquant des placebos sur les moins atteints en faisant miroiter l'évitement d'un drame de santé à ceux qui ne risquaient rien et en laissant s'étouffer sous un remède de cheval ceux qui respiraient déjà mal.
Ainsi les banques sont friandes de renégociations de prêt à un taux moindre que celui de la souscription initiale. Elles ne risquent que d'y gagner plus. Ayant engrangé des intérêts maxima dans les premières annuités de remboursement elles n'ont aucun scrupule à réclamer une grande part des intérêts restant à courir avant de recalculer le nouveau contrat, de plus en allongeant la durée du prêt par rapport à l'échéance initiale. De la sorte même avec un taux inférieur une banque gagne sur tous les tableaux, encaissement des intérêts qui n'ont pas courus, intérêts sur ces mêmes intérêts, durée plus longue porteuse de plus d'intérêts. Plus par plus égale plus. Les banques s'offrent ainsi ce bingo auprès des clients les plus fiables, laissant aux huissiers les défaillants, même ceux qui auraient pu recevoir un secours utile. La banque n'est pas le SAMU, elle vous le dit ouvertement.
Ce processus va du particulier qui a obtenu un prêt pour sa maison à la mairie psychotique d'investissements jusqu'aux états dispendieux en diable dont les dirigeants n'ont pas reçu les lumières économiques élémentaires et signent pourtant des accords internationaux entre gens d'incompétence académique sur les conseils des plus phosphorescents gardiens de salles de coffres vides qui s'empiffrent sur la vie comme sur la mort des nations , vautrés sur des masses d'emprunts. Les états pataugent, en peine et en panne de remboursement, empruntant pour honorer leurs emprunts.
Il est édifiant de s'arrêter un instant à l'étage intermédiaire des collectivités territoriales et des communes qui les composent pour y débusquer les responsables-coupables à ce niveau qui participent à la construction de ce Monopoly où la rue de la Paix sera toujours la rue de la Paix et la rue d'un village seulement la rue d'un village. L'exemple du Pays de Montbéliard est explicite. Alors qu'il est reproché par les élus de la Communauté d'Agglomération du Pays de Montbéliard, qui ont repris la main lors des élections de 2014, d'avoir hérité de leurs prédécesseurs aux manettes un encours d'emprunts très important obérant de futurs investissements, ils réduisent les prétentions, revoient à la baisse et diffèrent les projets, anticipant la minoration inéluctable des recettes que les temps prochains nous réservent. Ces élus donnent ainsi sens à la réforme territoriale qui les responsabilise davantage, sujet sur lequel il sera utile de revenir.
Dans le même temps parmi ces élus de même étiquette, tel le Maire de Mathay Daniel Granjon toujours bien réélu, désormais Vice-président à la Communauté d'Agglo (dans laquelle il ne voulait surtout pas entrer !), on jongle avec la jugulaire. Là où ses compagnons de route tentent d'étarquer au mieux après avoir réduit la toile lui s'est entiché de renégocier le très fort encours de sa commune, la nôtre, pour pouvoir mieux l'endetter.
La Caisse d'Epargne ne se prive pas de se régaler dans cette opération. Réaménagement des prêts en cours en un seul de  1.140.000€ allongement de la durée moyenne, minoration de taux à 2,2% certes mais intégration en remboursement de 100.000€ de pénalités, sur prêts non échus mais remplacés, montant intégré au nouveau prêt  le portant à 1.240.000€ générateur d'intérêts à 2,2%. Bingo ! Versement encore de 30.000€ d'intérêts et 2.900€ de frais de dossier, double bingo ! L'opération est ainsi dite blanche, comme l'oie sans doute. Mais pas dans le temps ! Dans l'instantanéité elle allège les annuités de 45.000€ ; pour réduire les dépenses ? Non, pour permettre une nouvelle marge d'emprunt à 1,49%,  le vrai taux actuel, auquel un nouvel emprunt de 200.000€ est aussitôt lancé. Cherchez l'erreur d'écart de taux. Cherchez 130.000€ escamotés. Peu importe la caution solidaire de tous les contribuables est là, engagée par un seul décideur mais tous payeurs.
Ah le piège, croire payer moins en payant plus. Les banques ont encore de belles plages de jeu, elles gagnent plus en travaillant moins, avec des clients captifs offrant leurs poignets aux fers. Bon comparse la Banque Populaire emboite le pas pour un protocole voisin, le chemin est tracé. Le village est sauvé.
Et pour quoi faire de cette trésorerie fraîche? Plutôt que de marquer un temps, de reprendre un souffle. C'est toute la difficulté et l'ambiguïté de la compétence et du bon discernement qui dans nos villes et nos campagnes se tachent d'investissements inappropriés, d'empressement, de grandiloquence, de superflu, mais aussi d'oublis relatifs à de réels besoins, aux moyens modernes de communication en particulier au profit de choix restrictifs ou extensifs sans objet. Le contrôle exercé par les trésoreries départementales s'exerce en ce moment même avec un regard critique sur ce genre de situation créée par des gestionnaires débonnaires.
Le rôle des collectivités, source sans aucun doute d'amertume entre les communes qui les composent et dont les élus perdent une part de leurs prérogatives individuelles, mérite assurément d'être augmenté tant il apparait fondamental de voir aboutir des projets cohérents, concertés dans un creuset commun, de la recherche de trésorerie à leur exécution, plutôt que de voir des décisions d'exiguïté locale à l'emporte-pièce s'abouter tant bien que mal ou ne jamais se rencontrer.
Au niveau supérieur le plus fort anachronisme prévaut, et cela étant de la même veine parait pourtant pire, parce que là les médias nous  enivrent. Une communauté internationale, la première au monde, l'Europe Unie s'avère incapable de prendre une décision d'arbitrage saine et une prospective constructive face à la dette des états. Même les plus humbles par leur taille et donc faciles à secourir ne reçoivent pas l'expertise attendue. La Grèce est traitée comme ne le serait pas un escroc de haut vol. A elle la communauté refuse la renégociation de sa dette dont elle a été pourtant largement responsable en acceptant que les evzones viennent jouer dans la cour européenne en gardant la fustanelle, sans prendre soin d'endosser le costume communautaire. L'obscurantisme se teinte ici des couleurs politiques primaires qui ne se mélangent pas et le lobby luxembourgeois, bourgeois en luxe, pèse de son couvercle sur la marmite où marine l'amer bouillon. Quand Ubu est maître chez lui Tsipras attend derrière la porte, et les européens, allemands en tête, viennent en vacances à petits prix en Grèce.
Taine exposait que pour une bonne décision il fallait les gens, le lieu et le moment. On attend, mais l'arrangement n'est pas encore trouvé. Dans cet univers trouble, Il ne faut jamais confondre les outils avec l'œuvre à accomplir, où l'on peut faire une chose ici et son contraire là, où ceux qui sont élus font l'inverse de ce qu'ils proposaient, il sera infiniment utile de s'évertuer à répéter, même si cela est fastidieux de toujours répéter, que la véritable économie planétaire positive sera celle qui s'appliquera à gérer notre environnement avec parcimonie, en le préservant avant que la terre ne tourne plus. Les iles grecques resteront jusque-là, au moins visuellement, un paradis.
L'Odyssée continue et Pénélope est patiente, mais jusqu'à quand ? A ce niveau, les pieds sur terre le citoyen-acteur-du-monde doit porter les yeux autant sur la ligne bleue du Lomont que sur le Péloponnèse et bien au-delà.  Ce ne sont pas nos dirigeants dans leurs pensées actuelles qui nous sauveront, encore moins les banques qui gagnent très bien leur vie en se contentant de tenir le petit cercle par lequel souffle le vent qui pousse les bulles de savon, les bulles spéculatives. Le bonheur n'est surtout pas que dans le prêt, la raison n'est pas que par la finance, la démocratie n'est pas que dans les urnes, elle est au coin de la rue, au coin du pré. Marchons-y.
Août 2015

  Urbanisme et participation


  Le temps présent nous a appris sans confusion possible que l'urbanisation progresse chaque jour. Des formes distinctes, extensives, dévoreuses de surfaces vertes, ou verticales en prouesses technologiques à l'imaginaire frénétique, modifient la ville traditionnelle. Tous les continents sont concernés, l'homme est devenu majoritairement citadin, le mouvement s'intensifie encore. Si le bonheur est dans le pré, bientôt personne n'y courra vite, il aura filé. Saurons-nous retrouver, dans ces villes en mouvance,  le bonheur ? Restera-t-il en campagne quelque once d'agrément pour que l'on s'y réinstalle ?
  Nos villes sont en devenir. La géographie a toujours déterminé l'emplacement judicieux d'une cité, mais les extensions subies sans contrôle adapté, même dans les pays structurés de longue date, ont gangréné les lieux les plus appropriés et effacé, certaines fois totalement, la logique d'origine. Au sein de ces emprises citadines apparaissent dorénavant des espaces de ruines. Ruines d'habitat insalubre, ruines d'industries, d'entrepôts, ruines détruites par intempéries d'endroits bâtis qui n'auraient jamais dus l'être, laissant béer un mitage dans le tissu urbain. A ce moment de notre histoire où le coût environnemental est enfin pris en considération en intégrant le coût foncier, ces taches intra urbaines sont devenues un enjeu d'intérêt de tout premier ordre pour la réorganisation de la ville à l'égal de son expansion horizontale ou verticale.

  Il faut reprendre le contrôle de la ville. Qui en est capable sereinement ? Qui saurait contenir le flot d'enthousiasmes et de craintes face à un projet neuf ? Depuis la nuit des temps les "sachants" ont pris les décisions. Les empreintes laissées, que l'on découvre en parcourant les millénaires, comptent autant de merveilles que de plaies et de cicatrices, autant de gloriole que de ridicule plus on se rapproche et entre dans notre siècle.     

  L'architecture et désormais l'urbanisme conjuguent non seulement la notion de beau, aléatoire, avec l'utilité fondamentale de donner agrément au lieu de vie. Les sachants sont maintenant des décideurs bardés d'autorité, de technique, de règles et de justifications socio-spatiales. Au-delà de cet immense savoir fourbi de conseils ils ont encore beaucoup à apprendre. Ils ont surtout beaucoup à transmettre à une population destinée à recevoir les projets pour son bien vivre. Il y a à établir une réciprocité d'échanges avec le public, qu'il soit profane et donc à éduquer, ou instruit d'expériences à faire valoir. Nul n'est un ignare en son hameau.
  Le Pays de Montbéliard fournit un ensemble de lieux ouverts à la réflexion, ce fameux mitage ici essentiellement composé de ruines industrielles. Ces espaces offrent un laboratoire à la ré-urbanisation. Avant son démarrage le dialogue avait été engagé sur le futur éco-quartier du Crépon à Vieux-Charmont. Actuellement en sommeil cette participation citoyenne à la régénérescence de la Communauté d'Agglomération ne demande qu'à être réactivée avec soins. Circulation de l'information, évolution de projet, perspective d'avenir, contraintes, nourriraient avec bonheur, c'est ce que chacun recherche, le débat. Plutôt que d'avancer solitaire le projet du Crépon dont on avait compris à sa présentation qu'il aurait valeur d'exemple pour d'autres lieux de friches industrielles, se doit de continuer à s'animer de participation, comme devront l'être les autres lieux à réorganiser en éco-quartiers.
  Cette recherche du bonheur sur notre lieu de vie ne peut s'épanouir que par une co-construction avec les habitants, sur le Pays de Montbéliard comme ailleurs. Après les écueils et les échecs du social-bâtisseur et avant l'intensification de la gentrification obsidionale de nos villes, l'instauration du dialogue permanent devient une démarche péremptoire et pourtant totalement confiante.
    C'est à ce prix, qui n'est que la mesure de l'envergure environnementale de nos besoins, que nous construirons en intelligence notre avenir,  qui de la ville équilibrée illuminera la campagne, notre vrai berceau et celui de toute vie.              Novembre 2014

  Succès de mandat, mandats successifs.


  Une facette principale de la démocratie est la libre expression. Il est parfaitement sain d'en user,  de souhaiter exprimer ses idées, de donner à connaître son fonds de réflexion. On peut pour cela se contenter de discussions de comptoir ou de coin de cheminée en petit comité, on peut nous y sommes ici, verser ses idées au sein d'une association. Mais, ce but noble en soi peut se concrétiser par une recherche d'une plus large audience, en se portant candidat au suffrage universel, une quantité de scrutins y invite. La démarche d'espoir d'être élu ou à minima d'avoir fait entendre sa voix dans un cénacle plus large conduit à se présenter.
Au plus près du terrain à l'échelon de base, dans la sphère municipale de son domicile cette démarche se veut d'intérêt public, généralement dénuée de sens politique partisan. Porté aux affaires ou dans l'ombre de l'échec la position du prétendant sera distincte, glorieuse ou amère si l'espoir était grand, toujours instructive s'il s'agissait de se faire entendre et peut-être d'avoir été compris.
Le sort des administrés différera parfois radicalement  car le succès d'un élu s'inscrit immédiatement d'appartenance à un camp et détermine la pyramide politique jusqu'au sommet de l'Etat par le jeu des strates, cantonales, d'arrondissement, de communautés, de régions, de circonscriptions, de chambres auxquelles l'élu peut aussi prétendre, par cumul, là où s'exerce l'influence des partis. En conséquence les retombées sont conditionnées dès le vote primaire de terrain. Situation terriblement tranchée et excessive de conditions qui n'étaient pas clairement,  ni même en filigrane,  proposées au choix de l'électeur.
Curieusement seul le dernier étage présidentiel de notre République est limité en temps d'occupation à deux mandats successifs de cinq ans, depuis 2002. Tous les niveaux inférieurs peuvent jusqu'à présent faire l'objet de mandats répétitifs jusqu'à la mort et cumulatifs jusqu'à la dérision. Ainsi l'omniprésence d'un élu, réélu et cumulard peut occulter sans vergogne et même nier totalement les compétences de congénères qui souhaiteraient peu ou prou infléchir le cours des décisions en brassant des idées neuves. Par la prime au sortant, les électeurs dupés par la connaissance de la trogne de " untel " et pas de celle d'autres candidats neufs, misent gros sur le sortant qui se représente, il en a le droit, à leurs suffrages. L'horizon pour un héritier ou un adversaire se referme en nuit et brouillard. La pyramide nuisible, même lézardée se re-cimente autour de vieux moellons.
Mais pourquoi une telle envie de durer pour un si grand nombre de représentants de la République ? On peut citer comme premier argument : servir ses concitoyens, apporter ses idées. C'est ce que nous évoquions plus haut et qui motive en grande part l'engagement initial. Il y a aussi sans aucun doute, les honneurs, la gloire des galons,  des barrettes, la reconnaissance. Est-ce que cela constitue un amalgame suffisant ? Sans doute pour certains qui adorent voir briller dans les yeux des autres le reflet de leurs casquettes plutôt que de recueillir les applaudissements pour leurs actes.
Il manquerait au plus grand nombre un fluide innervant s'il ne coulait pas au fond des poches une rémunération substantielle et parfois somptuaire qui imbibe le mandat électoral. Certes cette forme de défraiement pour service public est justifiée en large partie mais elle ne devrait en aucun cas devenir le moteur pour souhaiter enchaîner des mandats électifs. Or et même si Harpagon n'est pas le cousin de tous les élus, l'appât du gain n'est certainement pas absent du rôle supposé exclusivement représentatif, au service du bon peuple. A plus forte raison lorsque s'enchaînent des mandats successifs sur lesquels se greffent des mandats cumulatifs, de fonctions adjacentes, encore plus rémunérateurs dont on est en droit de se demander comment ils peuvent être assurés simultanément  en disponibilité et compétence.
Un seul remède à cette bombance : la limitation des mandats successifs à tous les niveaux, comme pour la présidence de la République, et l'impossibilité du cumul des fonctions électives. Il est à reconnaître dans ces couloirs du pouvoir, et à rendre un fervent hommage aux élus qui s'imposent cette discipline du non cumul. Ce sont généralement les plus généreux et courageux dans leurs actions, qui ne traînent pas de lourdes arrières pensées,  qui savent mettre en place leur succession et qui ont une vie sociale riche ne se bornant pas à la figuration.
L'apparition de nouvelles têtes et fatalement de nouvelles compétences assurerait aussi une libération des esprits des élus qui ne figeraient plus leur cerveau sur un prochain terme électoral. On sait à quel point  l'électoralisme gangrène les scrutins, fait fourbir des arguments mensongers sur les adversaires, jette le discrédit et est lourd de compromissions,  de passe-droits, d'immobilisme. Ne pouvant plus se représenter un élu exercerait plus sereinement sa tâche n'y trouvant pas matière à dilemme, à pérennisation de cause partisane,  ni à enrichissement. Non pas déchu mais simplement en retour à la  citoyenneté ordinaire un élu pourrait participer à la vie civile par les anciens et les nouveaux réseaux sociaux, en retournant à une activité professionnelle le ramenant au contact de l'économie, s'il n'est plus actif en exerçant l'art d'être grand parent ou en briguant  une  fonction élective autre que celle qu'il vient de quitter, qui sera elle-même limitée dans le temps. Dans tous les cas en évitant la lobotomie qui le guettait.
Ces mesures restrictives sont envisagées dans le cadre des réformes institutionnelles territoriales. Il est évident aussi qu'elles supprimeraient des postes. Ces postes auxquels ne seraient plus farouchement attachés des postulants ne pouvant plus y prétendre et qui disparaîtraient donc sans pleurs. Saignée sans douleur. L'électeur retrouverait la motivation qui emporterait ce vote contestataire, qui prend de plus en plus de place et se détache de la caractéristique de chaque scrutin, quand il ne se détourne pas complètement des urnes par l'abstention, laissant ainsi  encore plus facilement le champ libre aux repus, réélus par une minorité d'inscrits sur les listes électorales.
Un tel assainissement de la vie publique suppose une volonté politique ferme. Nous avons appelé dans ces colonnes à ce que la " Politique " redore son blason en étant du local au global non seulement " droite dans ses bottes " ce qui est bien trop rigide pour se pencher sur la boue qui y colle, mais beaucoup mieux, claire dans ses idées, tant les notions de partage, de ressources, d'énergie déterminent les besoins de nos bassins de vie où l'environnement sera à privilégier et où les misérables petites manœuvres n'ont plus place, tant la tâche est grande. Rien de tel que des cœurs au sang neuf pour irriguer les cerveaux.
Juillet 2014

  Plaidoyer pour la politique


  Tous coupables pourrait-être le cri, le haro sur le baudet. Aucune partie du monde ne manque de griefs susceptibles de valoir aux représentants élus, ou autoproclamés, une condamnation sévère. Mais dans cette somme qui s'augmente jour après jour de nouvelles aberrations au détriment des populations que pouvons nous retenir de prééminent, de flagrant délit grossier envers les gouvernants ?
    Sans aucun doute l'incapacité à nourrir la population terrestre en tous lieux après avoir su  médicalement assurer la survie d'innombrables qui mouraient dès le bas âge, jusque dans le courant du siècle précédent, qui désormais agonisent de faim.
    Terrible encore l'incompétence à équilibrer dans le partage, l'épanouissement individuel par le travail et la juste récompense qui en découle, assurant fierté et autonomie.
    Invraisemblable l'incurie de gestion des ressources et l'accumulation des dommages à notre environnement malgré les prises de conscience réitérées avec une ponctualité désarmée.

    Et très certainement en catalyseur du chaos la dérégulation financière, en principal achoppement éventrant le flanc du navire " économie " d'où s'échapperaient, comme d'une corne d'abondance, des richesses infinies. Alors qu'il ne s'agit que d'un butin trop coquet pour un petit nombre de naufrageurs, comme naguère ceux qui allumaient à la côte des brûlots trompeurs pour que les caraques s'écrasent aux récifs.
         
Si l'on creuse à peine sous la surface du " comment a-t-on pu laisser faire cela ?", on ne recueille que de nouveaux indices convainquant de la culpabilité des hommes politiques qui, du déni à l'inaptitude, du : " je vous l'avais bien dit " au : " on ne pouvait pas faire autrement ", les accuse imparablement.
On entend aujourd'hui que la voix du peuple, de gré ou de force, saurait pallier la carence de l'élu, que celui-ci non plus guide ou créateur de destin ne serait plus que l'accoucheur d'idées émanant de la société civile, nées décisions de cette vox populi. Le cerveau des élus déjà encombré par de toujours prochains termes électoraux ne serait plus que le buvard d'une instantanéité de souhaits eux-mêmes tendus de volupté électoraliste. Si, écouter, concerter, s'abreuver au discours du peuple doit retrouver toute sa place, toute sa richesse, toute sa démocratie, ce monde de la politique, non pas des partis, mais de la fonction et du devoir ne serait-il pas capable de redorer son blason, de se hisser sur le pavois pour la réussite de causes abouties?
Doit-il lui-même y croire ?

En revenant à ces culpabilités dont cherchent à se disculper les responsables, observons les dérives qui les ont produites.
Lorsque des règles de sécurité posent des garde-fous, tout individu qui les transgresse agit sous sa responsabilité. On tient là, à l'instant, le responsable et le coupable. Hors, lorsque ceux qui ont institué les règles abaissent eux-mêmes les barrières ce sont bien eux qui deviennent coupables si des accidents interviennent, qu'ils aient été dupés par de vils conseillers ou lobbies, ou que ce soit en pleine conscience, ils sont coupables. Tout acquiescement condamne aussi celui qui se soumet à cette nouvelle situation et à sa dangerosité, même s'il n'est pas parmi les auteurs.
Dans ces conditions, affirmer que la crise que nous subissons est née de la crise financière elle-même directement issue des excès d'établissements financiers relève d'une très médiocre analyse. Brandir alors le fameux " responsable mais pas coupable " relève de l'invention de l'anti périssologie. Tous les gens sérieux et ils sont nombreux parmi les banquiers avaient averti que la dérégulation bancaire conduirait à la pétaudière. D'autres tout aussi avisés avaient indiqué les risques d'un abaissement des barrières douanières et d'un affaissement fiscal consécutif pour les trésoreries des états, sauf à y déroger ou à tricher comme le font certains avec qui nous continuons naïvement de commercer. Cette crise financière était largement annoncée, toute prétention contraire à invoquer un fâcheux hasard ou un vilain sort céleste relève non plus de la galéjade mais de l'antienne mécanique du pire sourd qui soit : celui qui ne veut pas entendre. 

Le monde politique est donc très rigidement coupable car responsable de laxisme, d'acceptation, de contorsions exténuantes, d'alliances alambiquées, de compromissions partisanes internes et externes aux états, qui ont conduit aux débordements aux infractions, aux exactions d'un flot d'opportunistes, apprentis et grands vampires.

Quel sursaut d'énergie, avant le dernier battement du cœur, saurait nous engager sur un nouveau chemin balisé par les grands idéaux humanistes et humanitaires ?
Il suffit.
En regardant les besoins élémentaires de la population planétaire, inclus mais cachés dans les errements que nous citions en préambule, sur l'alimentation, l'emploi, l'environnement, seule une volonté déterminée permettra de reconstruire non pas une mondialisation d'échanges frénétiques appauvrissant les masses au profit d'aiguilleurs-usuriers-affameurs mais une économie planétaire ample, souple et lente, posée sur le sol à toute latitude pour le sort de celui qui y est attaché, demain pour son bien, aujourd'hui pour trop d'incertitude.

C'est le pouvoir de la Politique de secouer le cocotier. C'est le devoir de la Politique de reprendre pied, de retrouver la parole, de réapparaître consistante et non plus simple ectoplasme, hologramme divertissant des médias criards. Les heures tournent à la pendule.
Si la politique est responsable et coupable dans ses tergiversations et ses rétractations ambiguës, la "Politique" doit retrouver confiance en elle, pour que nous puissions croire en nous.
Décembre2012

Culture et société


Qui gradue l'échelle de nos valeurs ? Qui place le curseur ? Pour quoi faire ? Où placer les priorités ? Quand agir ? Quels moyens employer ?
Gardons en tête une modestie égale à la confiance qui doit être affichée pour nous mener vers le progrès et l'amélioration du sort collectif. Mais pour être créateur il faut au préalable avoir eu la conscience d'un censeur. Comme par exemple considérer  l'ineptie du Produit Intérieur Brut comme seule référence  http://www.manicore.com/documentation/decroissance.html
Février 2015
La rétractation perpétuelle dans l'exercice du suffrage universel porte à 40% seulement l'expression des inscrits sur les listes électorales lors du premier tour de la partielle de la 4ème circonscription du Doubs. Il y a dans ce désintérêt marqué une grande part de désillusion exprimée en silence par une population qui s'estime dupée par les pantalonnades de ses élus. Il y a des silences qu'il faut entendre avant qu'ils ne deviennent hurlements sinistres .
Septembre 2014
  •   Comment réussir à faire s'exprimer les habitants d'une aire urbaine, particulièrement ceux des quartiers les moins favorisés, sur leur cadre de vie, leurs aspirations? Quel enseignement en tirer? Quelles applications à mettre en place? Quelle continuation du dialogue à mesure de cette nouvelle ouverture de la cohésion sociale?  Pays de Montbéliard Agglomération interroge son Conseil de développement à ce propos.
Mars 2013
  La culture en question. Auto-saisine du Conseil de Développement en une étude de longue haleine qui tentera de faire le tour du sujet. Quoi pour qui, comment donc ? Un exemple de justesse de ton de parole et de musique  http://www.alalueurdescontes.fr/index.htm
Octobre 2012
  La conférence internationale Europe-Asie de Vientiane, sur la coopération, est passée inaperçue dans l'ombre de la réélection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis. Selon un des classements d'analyse des états  http://www.prosperity.com/Default.aspx la position des leaders se dégrade, comme la position relative des plus pauvres.
Septembre 2012
  La crise installée rend pesante et criante de dépit  cette  rentrée. La bulle économique et financière garde le monde dans un artifice et un enfermement que nul ne combat réellement. Le monde politique ne se saisit pas de la grippe aviaire au Mexique qui fait tuer onze millions de poules et installe une pénurie de viande et d'oeufs, ni du manque de céréales cette année qui augmente les prix, pour imaginer une politique globale commençant par une stabilisation des approvisionnements alimentaires. Au contraire la politique libre-échangiste débridée reste à l'oeuvre de ses méfaits.

Juin 2012
  Après un engouement honorable pour l'élection présidentielle au mois de Mai, la participation aux législatives peut être qualifiée de décevante. Elle conforte pour ainsi dire dans la foulée et sans surprise une majorité pour le Président élu. Elle laisse également apparaître un vote protestataire mal défini et sans aboutissant possible.
Avril 2012
  Nous devons entrer sans appréhension dans un processus de Transition énergétique débouchant sur une transition économique. Le temps qui passe vite nous guette. http://villesentransition.net/

Février 2012
La pauvreté qui n'a jamais quitté complètement les pays les mieux pourvus s'y accroît actuellement plus vite qu'elle ne régresse dans les pays émergents où la richesse ostentatoire d'un faible nombre est le seul véritable pôle d'émergence.

Octobre 2011 - Le rappel d'une définition européenne du terme de "Gouvernance" par un universitaire espagnol, Joaquin Farinos  également collaborateur de l'université d'Angers, qui en 2009 résumait: " la capacité qu'ont les sociétés à se doter de systèmes de représentations, d' institutions, de processus et de corps sociaux considérés comme outils de contrôle démocratique, de participation aux décisions et de responsabilités collectives." . Ce sont ces outils qui doivent nous donner le triple A: Alimentation, Approvisionnements, Attributions. La multiplication des manifestations des indignés, partout à travers le monde, en est une illustration visible. La vie du monde associatif y est lisible. L'autoritarisme solitaire en devient risible.

Septembre 2011-  Les places financières voient les cours dégringoler. Le chômage lui, est en hausse.

Mars 2011- Citons Jean FAVRE, consultant international, intervenant lors d'une récente assemblée des COMMUNAUTES URBAINES DE FRANCE relative à leurs Conseils de Développement:
"Il faut développer la pratique d'une démocratie participative et délibérative, et repenser le rôle de l'élu. Alors qu'au 20ème siècle l'élu était considéré comme un guide dont on attendait qu'il résolve les problèmes de la société, au 21ème siècle, il devra être la sage-femme qui aidera la société à accoucher de ses problèmes. ... la principale cause de l'inadaptation des solutions mises en oeuvre est le manque de concertation entre les pouvoirs publics et les usagers. ... il est possible d'obtenir des résultats extraordinaires en écoutant les citoyens et en libérant leur potentiel d'initiatives et de citoyenneté." http://www.communautes-urbaines.com/index.php
  Le 20 Mars 2011 lors du 1er tour des élections cantonales, une désaffection du vote par les électeurs est venue confirmer la tendance qui était apparue lors de scrutins précédents. Comme toujours des analystes patentés ont précipité leurs exégèses. Citons celle-ci; les faits, les évènements dépassent désormais les  actions objectives construites par les dirigeants, ceux-ci deviendraient donc des suiveurs empressés plutôt que des décideurs. Ils se retrouveraient ainsi  au rang du commun des mortels colmatant les brèches, n'inspirant plus ni autorité ni confiance. Il est vrai que ces temps présents dame nature se rappelle à notre bon souvenir et que lorsque l'homme se penche sur le sort de son prochain les tergiversations alambiquées des G à géométrie variable se noient en confusion en Méditerranée. De là à oublier les urnes pour définir le futur, même du terrain cantonal, il y a l'angoisse certaine d'une non confiance large et diffuse. Croyons  alors, comme Jean Favre, en l'élu accoucheur, mais au moins allons l'élire.
  Dans cette période électorale des cantonales 2011 nous n'avons pas évoqué le Huis clos de la séance du Conseil municipal de Janvier de cette année, en date anniversaire de celui de l'an dernier, prononcé à notre encontre. Nous sommes prédisposés à la bienséance. Nous sommes capables d'entendre des avis différents des nôtres et nous affirmons ne jamais recourir à de tels moyens d'exclusion, quand bien même les arguments seraient sérieux et non pas futiles.

Nous aborderons ici les thèmes urbanistiques,  éducatifs , sociaux, culturels et sportifs. Ces thèmes de l'homme au centre de toute préoccupation.  Gageons que la relation indispensable entre ces éléments distincts mais indissociables, et leurs acteurs, reçoive une concertation inter-générationnelle opérante.

Sans doute le côté fourre-tout de cette rubrique imposera bon ordre.
Les lois, sur l'air, sur l'eau, d'urbanisation, les prospectives de densification de l'habitat, l'intégration économique au tissu environnemental sont les fils conducteurs modernes, ici tissés de haute antiquité.
L'histoire et l'archéologie nichent  conjointement dans le même creuset à Mathay et à Mandeure (voir Puissance 29 n°52). Les études et découvertes qui interviennent ont une valeur économique au plan touristique qu'il convient de valoriser habilement en initiant un secteur tertiaire.
Ce chapitre et ceux qui suivent conditionnent
le devenir de Mathay, son développement harmonieux ou sa sclérose.
                Une excellente étude, de "Natures en ville" dans le cadre CAPM, bien que datant de 2003 reste  toujours d'actualité.
Voir les pages 15 à 22 en particulier clic sur le bouton ci-dessous
Plus que jamais vous avez la parole. Quant à nous, nous ne manquons pas d'interroger les intervenants sur ces sujets.       
vallée de Mathay

    Environnement

La Vigie Contrib Transit. Energetique .def.pdf


  Cette rubrique plus directement dédiée à notre planète ne recueillera pas forcément à elle seule toutes les informations ou toutes les réflexions qui la concerne. La spécificité d'autres paragraphes  reliés à la vie locale prenant en compte  eux aussi de nombreux aspects écologiques ou sanitaires.
Nous rendrons compte ici des plus récentes études,  au niveau Pays de Montbéliard, des travaux et des enquêtes, des informations reçues de personnalités invitées de très grande qualité. Nous faisons vivre le village par nos activités, nous recueillons les informations qui le concernent, c'est un devoir de vous en informer. L'agence de l'environnement de PMA offre informations, actions et thèmes pédagogiques http://www.agglo-montbeliard.fr/index.php?id=408

  En plus de notre contribution au Conseil de Développement du Pays de Montbéliard  http://codev.agglo-montbeliard.fr/
   

Retrouvez ci-dessous

  Réunions principales où nous sommes présents, acteurs ou associés:

   

Fil participatif  chronologique avec différents renvois documentaires:


Au long de 2014

  •   L'audition le 3 juillet en Conseil de Développement de Pascal Bérion , géographe universitaire, conférencier émérite  franc-comtois donnait un éclairage intense à l'interpénétration des éléments constitutifs de nos sociétés. Les infrastructures pour les déplacements, les implantations économiques anciennes ou consécutives aux équipements, les lieux de vie et donc d'habitat, les sources d'approvisionnement de l'alimentation se conjuguent et se tissent en réseau dense de notre quotidien, en pôles d'intérêts. Nous devons construire pour ne pas subir, faire preuve de discernement et de volonté.
  • Il était utile de reproduire la déclaration de cette initiative de "l'Année internationale de l'agriculture familiale"
Le ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la Forêt, Jeunes Agriculteurs et Afdi ensemble pour promouvoir le modèle de l'agriculture familiale.

Le 26 février, à l'occasion du 51e salon international de l'agriculture et dans le cadre de l'année internationale de l'agriculture familiale, décrétée par l'Assemblée Générale des Nations-Unies, le ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la Forêt (MAAF), Jeunes Agriculteurs (JA) et Agriculteurs français et développement international (Afdi) ont organisé conjointement un séminaire international sur l'agriculture familiale.

Un public nombreux et international (producteurs, scientifiques,  juilletmonde de la recherche, organisations professionnelles …) s'est mobilisé sur la thématique des agricultures familiales, attentif aux témoignages croisés des producteurs qui ont présenté leurs parcours d'agriculteurs/trices familiaux. C'est une étape clef dans cette année importante pour ces agriculteurs/trices qui nourrissent 70 % de la population mondiale.

Le rapporteur spécial des Nations-Unies sur le droit à l'alimentation, Olivier de Schutter, a plaidé pour le développement de l'agriculture familiale comme une des réponses au défi de la sécurité alimentaire. Pascal Canfin, ministre délégué au développement, le ministre de l'agriculture de la Côte-d'Ivoire, Mamadou Sangafoha Coulibaly, des représentants des Ministres du Brésil et du Mali, et des leaders paysans de France et du Bénin ont dialogué sur l'importance des politiques publiques en faveur des agricultures familiales. En clôture de la journée, Stéphane Le Foll, ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt, a indiqué qu' " on a besoin de toutes les agricultures du monde pour nourrir le monde ". François Thabuis, Président des Jeunes Agriculteurs, a rappelé " 2014 est l'occasion de proposer une nouvelle voie de modernisation pour l'agriculture familiale, une voie plus humaine. Il nous reste toute une année pour concrétiser cet engagement qui doit s'inscrire dans la durée "

Les Terres de Jim est l'un des événements majeurs de 2014 qui clôturera l'Année Internationale de l'Agriculture Familiale avec le sommet International des jeunes agriculteurs, du 4 au 7 septembre 2014 à Bordeaux. A cette occasion, des délégations des 5 continents signeront un manifeste réaffirmant les fondamentaux du développement agricole durable basée sur l'agriculture familiale. Ce manifeste est l'occasion de repositionner l'agriculture au cœur du dialogue avec la société. L'occasion aussi de repenser la complémentarité des agricultures du monde. L'agriculture familiale c'est choisir la durabilité, le renouvellement des générations à travers une alimentation diversifiée, des agriculteurs nombreux et des territoires vivants.


Contacts presse
Service de presse du ministère - Tel : 01 49 55 60 11 ; ministere.presse@agriculture.gouv.fr
Service de presse deJeunes Agriculteurs : Tel : 06 68 66 15 83 ; cgharbi@jeunes-agriculteurs.fr
Serice de presse d'Afdi : 01 45 54 26 41 ; delphine.jeanne@afdi-opa.org

Ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt
Hôtel de Villeroy - 78 bis, rue de Varenne - 75007 PARIS
www.agriculture.gouv.fr - www.alimentation.gouv.fr

Avril 2014

  • Du 1 au 7 avril semaine du Développement Durable. Une attention particulière sera portée aux appels à projets auprès du Conseil Régional, gestionnaire des fonds européens. Tous les sujets environnementaux sont éligibles dans ces projets. il ne faut surtout pas se priver de réflexion dans nos zones diffuses ou la semi-ruralité jouxte évidemment la semi-urbanisation.

Juillet 2013

  • Le Plan de prévention du bruit, déclinaison d'une directive européenne segmente bizarrement les sources de bruit pour les analyser. C'est ainsi que la première prise en considération présente l'étude des bruits relatifs aux transports. A l'unanimité des représentants de la société civile la distorsion de ce découplage a été notée. Quelle remontée de questionnement vers les instances de l'Europe à propos de cette sectorisation qui met à l'écart particulièrement les bruits domestiques et de proximité?
  • Lors de la présentation du Plan Local de l'Habitat nous avons particulièrement insisté sur l'intégration de la Transition énergétique pour sa mise en oeuvre.
  • Le conseil de développement après avoir remis son rapport sur l'habitat est invité à poursuivre l'élaboration du Plan Local de l'Habitat de PMA pour la période 2013-2019. Particulièrement actifs sur tous les aspects de la problématique de l'urbanisme nous participerons le 11 juillet à la réunion de concertation.

Mai 2013

  •   Relayée par le Conseil Régional l'invitation lancée au plan national à s'exprimer sur la transition énergétique concerne chacun d'entre nous. http://www.transition-energetique.gouv.fr/  Nous ne manquerons pas de remettre un dossier avant la fin du mois sur ce sujet brûlant de notre avenir et de le rendre accessible dans nos colonnes. clic sur l'image ci-contre

Avril 2013


Mars 2013

  • Paul Jorion donnait une conférence à Montbéliard sous l'égide du Pavillon des sciences. Quatre cents personnes ont assisté à la démonstration, par cet éminent chercheur sociologue, de la dévastation de notre planète par la frénésie financiaro-économique http://www.pauljorion.com/blog/ . Plus qu'alarmant si l'on ne bouge pas , encourageant si l'on réagit.

Février 2013

  •   Le lancement des travaux, de transformation de la ferme des Gouttes en fromagerie inventrice du "Montbéliard" qui sera issu d'un lait exclusivement local, vient d'être engagé. Toute la gamme des produits laitiers y sera également en vente.  Nous étions très heureux d'avoir répondu à l'invitation de l'inauguration de ces travaux, samedi 23,  qui s'étaleront sur un an. Approvisionnement local, fabrication locale, écoulement local, création d'emplois. Le financement largement concerté en valait la chandelle. Bravo à cette initiative.

Janvier 2013

Septembre 2012

  • Inauguration le 21 d'un pavillon témoin sur l'espace du futur éco-quartier du Crépon à Vieux-Charmont. La définition de l'ensemble est encore en gestation.

  Juillet2012

  •   Réunion le 9, information de l'ADU sur la création d'un observatoire économique pour la "Zone d'emploi" qui déborde l'Aire Urbaine dans un esprit transfrontalier avec nos amis du canton du Jura.  www.oserfc.org outil interactif qui s'inscrit dans cette matrice: Alimentation, Emploi, Environnement.
  •   Le 6 dans le cadre du Conseil de développement, présentation par l'IPV (Institut Pierre Vernier) de la cartographie des laboratoires universitaires , arborescence  de la mise en relation utile et possible avec les entreprises pour leur essor.

  Juin 2012

  •     Présence active le 29 aux ateliers territoriaux organisés par le Conseil Régional. Mise en évidence des ressources et biens communs de notre espace de vie au profit de l'économie.
  •     Rencontre organisée par le Centre de Ressources pour la Coopération (CERCOOP) http://www.cercoop.org/, sous l'égide du Conseil Général du Jura, le 27 juin à Lons le Saunier. Au programme l'alimentation et la solidarité internationale. En évidence les problèmes de disponibilité foncière, l'accaparement  des terres, les exploitations familiales et l'agriculture intensive, l'accès à l'eau, la participation de la jeunesse aux programmes de terrain.
  •     Le travail sur l'urbanisme au sein de notre communauté d'agglo continue de fouiller notre territoire. Le bassin d'emploi se conjugue avec bassin de vie pour une reconquête de l'espace.

  Mai 2012

  •   En conclusion de ses notes prises lors de l'assemblée générale de l'AFDI (Agriculteurs Français et Développement International) Sophie Fonquernie Vice-présidente du Conseil Régional en charge de l'agriculture ponctuait :
"Emplois: chaque année dans le monde 50 M de paysans quittent leur métier: 20 sont asiatiques et trouvent embauche dans l'industrie, restent 30M, l'équivalent des emplois détruits chaque année dans le monde. L'enjeu international, à la fois économique, politique et humain est bien là autour de l'emploi des hommes et femmes de la planète. Un individu sans emploi, non seulement ne trouve pas sa place dans la société et en souffre, mais risque de se révolter ou de migrer, donc est une cause potentielle d'instabilité. Il manque au niveau mondial une réflexion de fond sur l'emploi et la productivité améliorée par les machines. Les prix doivent être différenciés pour permettre l'emploi."

Tous les efforts participatifs de terrain, création de structures et de filières, qui représentent le premier enjeu efficace, se trouveraient anéantis si cet enjeu international sur l'emploi et donc sur les ressources alimentaires locales n'entrait pas immédiatement en réflexion profonde. http://www.afdi-opa.org/fr/accueil.html

Avril 2012

  •       L'association Négawatt, collectif de techniciens huppés, propose un scénario très structuré de la gestion énergétique à l'horizon 2050. La présentation qui en a été faite le 10 Avril innove dès la démarche en partant des besoins qu'il faut maîtriser puis réduire très vite. La trésorerie ainsi dégagée étant susceptible de prolonger son application. D'abord poser la question"comment peut-on faire" avant de demander "combien ça coûte" . A méditer  http://www.negawatt.org/ .  Les économies et les énergies renouvelables posées comme ressource à la sortie du nucléaire.

Mars 2012

  •     La commission développement durable et service à la personne du Codev travaille de façon soutenue sur l'habitat. Telle une lente respiration, tels les flux et reflux des habitants du centre urbain vers la périphérie et leur retour, tous les éléments sont étudiés. Quel que soit le fil par lequel on engage l'analyse, le tissu urbain apparaît dans sa solidité ou ses manques, espace, énergie, lien social, services, transports. 

Février 2012
  •   Quelle taille et quel rôle donner aux espaces verts de la ville nouvelle en premier lieu dans les quartiers rénovés.
Décembre 2011
  •     Le 16 c'est la municipalité de Vieux-Charmont qui accueillait un pôle de réflexion sur l'espace vert en milieu urbain, sa vocation, sa fonction, particulièrement sur le futur éco-quartier du Crépon, mais aussi par son intégration à la ville au sens large.
  •   Haut lieu de reconversion d'un site industriel la Filature d'Audincourt recevait dans le cadre des jeudis de l'ADU , le 8 décembre, une large assemblée sur le thème de la ré-appropriation des friches industrielles. Extrêmement tonique et dynamique cette réunion laissait entrevoir les larges capacités qu'offre le Pays de Montbéliard pour réussir ce virage du renouvellement urbain.

Novembre 2011
  •       Comment financer  l'Economie Sociale et Solidaire? Comment recueillir les fonds et pour quelles redistributions?
Octobre 2011
  •     Plénière du Conseil de Développement, l'accent est mis sur un futur urbanisme véritablement "Durable" dans le temps pour lequel un tissu humain doit être conçu avant le tracé d'un tissu urbain. En matière de sports et de loisirs c'est une véritable mutualisation des moyens de la communauté d'agglo qui devra prévaloir. En terme de transports le décalage profond entre intensions et actions est un constat amer. A propos de l'emploi une fusion des intérêts de l'université et de l'entreprise a été jetée sur le métier. L'installation d'une gouvernance participative pour ces sujets est  évidemment à l'ordre du jour. Le besoin d'efficacité rejoint l'urgence.
Septembre 2011
  •   Un cri d'alarme. L'industrie du papier est au niveau mondial le troisième pollueur, après la chimie et l'acier, avec les incidences que l'on connaît sur la déforestation. La consommation occidentale est passée en 50 ans , par habitant de 70 kilos à 230 kilos. Malgré un recyclage de 60% la balance est affreusement déficitaire pour les forêts du globe et les populations qui les géraient de façon traditionnelle. Le bois dans toutes ses applications est un faux exemple de durabilité puisqu'il se renouvelle beaucoup plus lentement que notre consommation l'exploite. On se souvient d'ailleurs qu'il lui aura fallu des millions d'année pour se transformer en énergies fossiles en voie d'épuisement. Si notre gestion du bois présente en Europe un équilibre rationnel pour des filières durables, ce n'est pas le cas sur l'ensemble de la planète, mais nous en sommes aussi coupables.
Août 2011
  •     L'analyse du PLAN CLIMAT-ENERGIE TERRITORIAL occupe et occupera les esprits désormais, chacun devra en prendre conscience. Nous participons à sa diffusion et à sa compréhension. clic sur l'image ci-contre
Juillet 2011
  •     Concertation sur l'état de l'alimentation dans le monde , en référence www.novethic.fr
Juin 2011
Mai 2011
  •   Le 26  Quel avenir économique à travers l'economie Sociale et Solidaire
  •   Le 24 Transports : quelle cohérence pour l'espace de l'Aire urbaine 
  •   le 12  restitution d'enquête et prolongement de réflexion sur l'Eco-quartier du Crepon à Vieux-Charmont. 
  • le 9 l'Europe, le bénévolat, l'effort de construction http://www.maisons-europe.eu/presentation-de-la-ffme 
  •   le 6 journée de concertation sur l'urbanisme, comment s'inscrit le projet urbain de PMA dans la logique de l'aire urbaine.
Avril 2011
Le développement durable, la biodiversité  s'inscriront directement à l'avenir au même titre au niveau local que planétaire devenus indissociables. C'est  notre participation à cette démarche, à cette attente que nous expliciterons, par toutes les implications économiques concernées, urbanisme, agriculture, industrie, transports etc...
A méditer: nous serons en pénurie de métaux, communs ou rares, avant la pénurie d'énergies fossiles!
  •   une vision sur l'énergie nucléaire, la piste Thorium  http://www2.cnrs.fr/journal/736.htm longtemps négligée car non porteuse d'avenir militaire (!) alors que la gestion des déchets et le contrôle de fonctionnement sont tellement simplifiés dans cette filière.

  Habitat

  Mars 2014
  Le Plan Local de l'Habitat en route, basé sur la prospective dont il était question ci-dessous, se conjugue avec d'autres schémas pour configurer notre urbanisme moderne. Le plaisir, l'agrément du lieu de vie déborde du logement économe en énergie pour se retrouver dans la proximité immédiate dès la porte franchie, avec des possibilités de déplacements piétonnier et cyclable. Un transport en commun ne sera jamais loin pour l'autonomie de toutes les générations. Les commodités élémentaires seront accessibles aisément. Ce n'est pas la recherche du paradis, simplement la volonté de prolonger "le bonheur est dans le pré" en "le bonheur est possible partout" donc aussi en milieu urbain.
    Mars 2012
    Le Pays de Montbéliard cherche, pour coller au plus près à la meilleure qualité de vie possible des habitants, à se doter d'un schéma prospectif  précis  sur l'habitat.
  Il s'agira dans le délai d'un an de maîtriser au mieux toutes les composantes de notre mode de vie. Le point d'ancrage central étant l'habitat autour duquel, emploi, transports, services,  espaces de loisirs et de culture devront faire se conjuguer leurs analyses respectives.
  Habitat ancien rénové ou détruit, habitat neuf de remplacement ou d'augmentation capacitaire seront choisis dans une logique géographique qui devra jouer avec les contraintes énergétiques, administratives et réglementaires.
  La tâche est ardue elle repose sur la solidarité des communes de PMA, l'Aire Urbaine ne devra pas être oubliée. Nous allons participer, à travers le Conseil de Développement (Codev), de façon très attentive à cette perspective particulièrement déterminante pour le Pays de Montbéliard.
  Les études entreprises à ce jour serviront bien entendu de socle à cette large investigation, il ne s'agit pas de faire table rase de travaux précieux. De nouvelles propositions de modélisation de la ville par les géographes du laboratoire bisontin Théma participeront aussi au remue-méninges.

  La culture  de la pomme de terre


    Lorsque l'argument "nous n'avons pas la culture de..." satisfait celui qui le brandit comme oriflamme de l'insurmontable, on doit dans un même élan lui jeter sous les pieds quelques truffoles propres à déstabiliser un équilibre qu'il croyait avoir assuré.
    Parlons donc de cette truffole, ancien nom de la pomme de terre, qui mit plus de deux siècles à conquérir l'Europe et un de plus encore à se répandre sur le monde dans plus de 150 pays.
    En ce novembre 2013 une réunion de présentation de la grille horaire des TER par une tribune où se pressaient les responsables régionaux du transport ferroviaire, rappelait d'entrée qu'il n'était question, malgré tous les efforts et réflexions réunis, de viser à égaler nos voisins helvètes qui ont si bien mis en place la coordination des transports en commun. Affirmation certes, mais pourquoi ne pourrions-nous faire de même? Nous cultivons les patates aussi bien qu'eux! ou bien!
    Nous n'avons pas la culture du transport en commun, nous assène-t-on!
    Mais nous avons la culture de l'économie, le franc-comtois est historiquement parcimonieux! Suppression donc de certains trains de week-end si peu utilisés que ces braves gens qui les empruntent n'ont qu'à se reporter sur d'autres horaires qui subsistent. Ils auront ainsi perdu moins de temps en dehors de chez eux en partant plus tard et en rentrant plus tôt! Ils en gagneraient encore davantage en ne partant pas du tout... s'ils n'ont pas de voiture. Car c'est bien là le noeud du problème, le report sur la route du fait de l'incommodité, sans y comptabiliser ce que cela coûte. Quand à ceux qui  ne peuvent ou ne souhaitent pas être motorisés ils auront bien à s'occuper à leur domicile! Dans ces conditions il n'est pas étonnant d'apprendre que le flux de voyageurs sur le réseau TER vient de baisser de 4% . Tant qu'à faire ce raisonnement il pourrait être supprimé bien davantage de trains puisque le prix du billet couvre au mieux 30% du passage. Peau de chagrin, vrai chagrin.
    La patate avait modestement conquis, depuis son origine andine, en deux cents ans de façon disparate le vieux socle continental quand au coeur du 18ème siècle l'insistance d'Antoine Parmentier emporta l'adhésion des élites et de ce roi seizième du nom dont la tête devait tombée, en désuétude. Cette fréquentation valut à Parmentier quelques ennuis qui firent trembler la sienne durant la Révolution. Fort heureusement ceux des révolutionnaires qui avaient la leur bien solide sur les épaules saisirent la truffole au bond et en comprirent l'intérêt pour l'alimentation des masses dévorées par la famine due aux mauvaises récoltes céréalières.
    Parmentier à force de persuasion fit s'imposer la culture de la pomme de terre*. Pour notre plus grand bien. L'intendance enfin suivait, à la ville, à la guerre. Que ferions nous désormais sans elle?
    Soyons comme ce grand homme, agronome dans l'âme, herboriste et pharmacien, soyons donc opiniâtres. Il aura, et il est ainsi reconnu, participé à l'alimentation planétaire et le terrain de conquête de la pomme de terre est encore vaste face aux déficiences qui subsistent,  avec cette évidence du "produit sur place consommé sur place", la valeur adjacente si importante de ce noble tubercule. La patate voyage peu avant d'être cuisinée, c'est un avantage écologique énorme.
    Nous voici, par le souci du fret, de retour sur les rails de cette réunion sur le ferroviaire où nous apprenions que la ligne de la vallée, celle des TER, Montbéliard Besançon allait subir des travaux. Mise au gabarit des tunnels pour pouvoir accueillir, dans l'hypothétique cas où la ligne LGV serait défaillante, les TGV à deux étages! Après les 2,4 milliards de la ligne LGV quelques supplémentaires tintements de bourse en faveur du TGV. Peccadille, c'est la bourse de RFF ! Comme si ce n'était pas surtout la nôtre qui remplissait la sienne, nous qui nous acquittons d'un droit à chaque passage et contribuons par l'impôt. Tant pis pour les retards des TER pendant les travaux et l'éventuelle nouvelle  chute de fréquentation consécutive.
    Tant pis surtout pour la mise au gabarit fret de cette ligne. Ce n'est pas par la démonstration technique des gabarits qui fut faite, pas d'inscription comme axe d'importance de cette ligne fret, pas de décision, pas de conjugaison d'action, qu'il y avait motif à être rassurés. Comme si cette taille des gabarits possibles ne pouvait se résumer à "qui peut le plus peut le moins" en choisissant la plus grande taille au lieu de tergiverser sur la taille mini accessible aux rames TGV deux étages.  On a furieusement envie de prendre par l'oreille un responsable RFF et de l'amener au bord de l'autoroute A36 qui irrigue l'Europe pour constater le trafic et sans équivoque l'intérêt du ferroutage et de tout le potentiel du fret ferroviaire, tombé si dramatiquement bas.
    Ah! nous n'avons pas la culture de... Alors au moins par décence n'entretenons pas l'inculture. En chacun de nous réveillons le petit Antoine Parmentier qui sommeille. Luttons pour le bon sens, prenons ensemble tous les éléments d'un coût. Voyons avec ceux qui ont ouvert les yeux.
    Si l'on a souvent besoin d'un plus petit que soi n'ayons scrupule à consulter notre ami suisse pour nous sortir de ces rets dans lesquels nous sommes empêtrés, que tissent les Autorités Organisatrices de Transports si nombreuses et imbues de leurs prérogatives .
    Roestis et crapets, même combat. Par chance nous avons la culture de la pomme de terre.
      ci-contre représentation inca de Axomama la déesse pomme de terre
*Nous pouvons nous souvenir que le déclencheur de la persévérance de Parmentier, penché depuis longtemps sur la question, fut une demande d'étude de l'Académie de Besançon en 1771 en vue de satisfaire le besoin alimentaire de la population. 
 

  Les transports

Juin 2013    La présentation du parcours sinueux de la nouvelle ligne de Bus à Haut Niveau de Service du Pays de Montbéliard, surtout à haut niveau d'investissement de 100 millions d'euros et niveau nul de service pour la vallée de Mathay-Pont de Roide, privilégie soit disant la fréquence plutôt que la vitesse pour la traversée de l'agglomération. A vos volants mathéens et rudipontains et consors. Pendant ce temps Belfort entame de enièmes travaux pour sa desserte Optymo sans cohérence de réseaux avec PMA, à chacun sa citadelle. Les châtelains ont des petits pieds dans leurs longues poulaines.
Novembre 2012  Les nombreux cantons suisses n'empêchent pas une cohésion absolue de décision en matière de transports ferroviaires. Une volonté déterminée s'impose naturellement.
http://www.francetv.fr/geopolis/train-la-suisse-montre-la-voie-10399 La coordination des transports entre route et fer est particulièrement réfléchie et conduit immanquablement à l'usage.
Septembre 2012  Calibrer des solutions bien élaborées comme nous le disions ci-dessous, cela a existé  http://petittraindedany.pagesperso-orange.fr/Le%20TVH_2.html et disparu.
Mars 2012    Le 15 l'ADU, l'Agence de Développement et d'urbanisme (voir en Autres Liens) invitait à une réflexion très fouillée sur le thème "Grande vitesse ferroviaire et développement territorial". Le bilan est pour le moins mitigé partout où l'analyse a été poussée. Les efforts de financement et d'accompagnement portés en toutes régions d'Europe n'ont pas été soutenus par une dynamique automatique qu'auraient apportée lignes à grande vitesse et gares nouvelles. Il conviendra de  re-calibrer les espérances à l'échelle des réalités désormais connues et d'envisager des solutions mieux élaborées et moins béatement euphoriques.
  Septembre 2011    A quelques mois de l'arrivée du TGV et en pleine réflexion sur la ligne de transport en site propre de PMA il est intéressant de parcourir l'historique, au plan national, depuis  une trentaine d'années:
  http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/plaquette_transports_urbains-3.pdf
et depuis septante ans anecdotique mais significatif chez nos chers voisins http://www.rts.ch/archives/radio/divers/emission-sans-nom/3253515-pas-de-voitures-01-11-1939.html

Décembre 2010 Nous notons avec satisfaction que la municipalité affiche désormais les mêmes motifs d'insatisfaction que nous sur la faiblesse des transports en commun sur notre cité. Le compte-rendu de presse (le Pays du 19/12) de la séance du Conseil d'Agglo du 17 en fait état ( idem pour le CR du Conseil municipal du 20). Reste , après les récriminations, à travailler sur les propositions. Elles sont énoncées ci-dessous depuis fort longtemps. Il serait fort avantageux de s'en inspirer . Nous ne nous offusquons jamais que l'on nous emprunte.

Echec,  en l'état actuel, du prolongement de la ligne DIAM B de la CTPM  (Octobre 2010)
Mathay appartient depuis toujours au Pays de Montbéliard et administrativement depuis 8 ans à la Communauté d'Agglomération. Nous sommes donc parfaitement intégrés à cette communauté urbaine, sauf à être désservis.
      Les réflexions  entretenues en permanence sur la qualité et la validité des transports, particulièrement tournées vers l'avenir avec le projet "site propre" ne doivent pas occulter le présent.(voir Puissance 29 n°52 et n°61)

Le présent c'est l'absence de ligne régulière de bus sur la commune et seulement la disponibilité, par appel préalable, du système Buxi limité dans ses tranches horaires et contraint par des priorités qui le rendent parfois indisponible aux heures de pointe et impossible après 17 heures pour un retour sur Montbéliard.

Il apparaît donc indispensable d'évoluer vers un raccordement permanent qui pourrait être un bouclage Voujeaucourt- Mandeure par Mathay. Prochainement un allongement de la ligne DIAM B depuis le Pont de Mandeure pourrait venir jusqu'à nous  guettons cette première étape que nous avons réclamée.
Il serait  particulièrement judicieux d'associer le canton de Pont de Roide, notre canton, et sa potentialité d'usagers à la mise en place de cette extension de réseau pilotée en concertation avec la Communauté d'Agglomération.

Un raccordement cyclable et piétonnier prenant en compte l'intérêt bucolique et la rivière sera bienvenu. www.agglo-montbeliard.fr/shnpm/

L'existence de la voie ferrée doit donner une piste de réflexion pour la réhabilitation du mode de transport ferroviaire, dans l'esprit "site propre" et sa connexion au réseau bus.
L'historique, de la conception et de l'exécution de cette ligne, brillamment mis en lumière par Guy EMONNOT (se reporter à son étude, document complémentaire bienvenu dans le "Dialogue" n°30) est très révélateur.
Nous interrogeons sur ce sujet les intervenants, avec insistance.

 

  Culture


  Lorsque l'on ouvre un dictionnaire au mot "culture" la première définition : action de cultiver la terre honore la main de l'homme. La main et l'esprit, que serait l'un sans l'autre.
  Il devient urgent de reconsidérer le travail manuel et lui restituer la noblesse dont il n'aurait jamais dû être dépouillé. La main est l'outil de l'intelligence en toute circonstance, art, travail ou écriture.

  Les efforts entrepris par les adhérents de l'AFDI - Agriculteurs français et développement international, voir leur site en Liens -  portent cette valorisation sur les zones du globe les plus défavorisées qui recèlent une potentialité qui doit être accompagnée dans le bon sens et non pas bridée ou accaparée par d'autres que les occupants du sol.

  Cette démonstration est plus que jamais valable aussi chez nous, à notre porte où l'approvisionnement local pour l'alimentation sera un des pivots de notre équilibre futur.

  Faits de société

L'article ci-dessous a été rédigé trois mois avant la découverte du "mur des cons" dévoilé dans des locaux privés du syndicat de la magistrature. Il n'en est donc en aucun cas l'écho, il n'a que sa propre résonance.

  Les temps que nous vivons sont marqués au quotidien de révélations qui laissent pantois l'auditeur. A chaque fois la même question vient à l'esprit du quidam interloqué :
  •   Comment peut-on en être arrivé là ?
Qui se prolonge par une autre :
  •   Y aurait-il un fil conducteur, un lien entre toutes ces invraisemblances ?
Elles se ressemblent par leur construction au bord du précipice, en déséquilibre, toujours plus haut, toujours plus fort, toujours plus extraordinaire, ceci est une révolution, pour arriver à un sommet toujours surélevé ou le ridicule l'emporte un jour et fissure l'édifice de lézardes béantes.
Aujourd'hui c'est un marchand de meubles scandinave, universaliste, qui se retrouve piégé par ce circuit de la viande animale à l'ahurissante tromperie. Mais que diable allait-il faire dans cette galère ? Quel esprit de lucre avide d'attirer toujours plus de clients voulait les appâter par de la bouffe médiocre qui fait plus fuir qu'elle ne racole, alors qu'elle devait ajouter à l'attractivité de son cœur de métier, le mobilier. D'un bout à l'autre de l'Europe les boulettes de viande de ce marchand de kits n'étaient pas celles que l'on croyait. Quelle boulette ! Etre leader dans son domaine ne lui suffisait-il pas ? Non.
S'il est donc un fil conducteur, certainement cette distorsion entre les besoins réels et les offres extravagantes  qui nous sont proposées tend un support au funambulisme. Dans tous les domaines économiques on nous chante cette rengaine pour justifier une offre pléthorique : c'est le client qui nous le demande! Tout en prenant le chaland pour un imbécile cette rouerie de prétendre satisfaire ses désirs justifierait à posteriori le jugement porté. Yvan Audouard, dans un vieux livre " lettre ouverte aux cons ", rappelait que l'on est toujours le con de quelqu'un ; nous le dire ouvertement n'excuse pas ceux qui le profèrent sous prétexte qu'ils le sont eux-mêmes.
Hélas pour ces fieffés mirobolants nous sommes à un moment charnière ou la duperie saute aux yeux en même temps, et pour cause, que les moyens pécuniaires nous échappent par cette irraison d'escalade. Non, personne ne réclame l'outrance, l'excès, le prix dont on ne sait plus s'il est mini ou maxi compte tenu de l'ignorance dans laquelle nous sommes entretenus sur les sources, les approvisionnements acoquinés des composants d'un produit. Au contraire nous sommes parallèlement insatisfaits dans quantité de domaines ou la praticité est oubliée, ou la simple satisfaction serait requise, ou notre attention est détournée. Les staffs commerciaux  cherchent pourtant à nous faire croire que nous avons participé aux choix, aux décisions en brandissant des enquêtes, d'opinion ou de satisfaction, farfelues comme les circonvolutions du cerveau. Cette course par l'offre nous est bel et bien imposée sur des critères grossiers dont l'argent se veut l'arbitre définitif.
On croyait les scandinaves irréprochables, nous voyons que le privé à travers ces affaires récentes, et chaque jour nous apporte son lot de ridicule, est coupable de malsaines manœuvres emmêlant l'écheveau et les chevaux, le " minerai " de viande et la colle à bois. Mais qu'en est-il de la puissance publique, représentée par les élus, accompagnée et exécutée par les administrations ?
Pas plus, pas moins nous ne leur jetterons l'opprobre car il sourd dans les faits de société cette constante du mimétisme à vouloir exister aussi bien que, et même mieux que, gonflé d'orgueil d'une gloriole du faire toujours et encore oubliant le besoin élémentaire, le nécessaire agréable, le juste équilibre. Aveugles à l'orientation sociétale qui point, qui sous-jacente projette l'ombre de leurs errements, les trop nombreux responsables vite satisfaits et vite déconfits de recevoir critiques, cris et chuchotements tombent des nues, ou font semblant, voûtant leur râble  sous l'averse de nos reproches. En ne citant qu'un exemple, celui des équipements urbains toujours prometteurs de progrès sans jamais exposer dans nos concentrations citadines en quoi il y a progrès, essayons de forcer la réflexion. Hélas il est rare qu'elle vienne et il nous est imposé trop souvent sans débat constructif tel ou tel projet, même si ailleurs étant du même ordre il sera réalisé très différemment avec plus de justesse.
L'entêtement du " nous on sait ce qui est formidable pour vous ", rayonne. Circulez, on s'occupe de tout. D'ailleurs, comment pourriez-vous avoir idée d'un meilleur sort nous disent-ils, vous,  qui pas plus loin que le bout de votre nez, achetez en têtes de gondoles les promotions illusoires?
Notre temps qui trotte aux horloges planétaires permet à quelques uns de tous horizons y compris des sphères dirigeantes privées et publiques, malgré la précipitation ambiante et le dérèglement des ancres et des balanciers, de se rencontrer, de s'apprécier, de se recevoir dans une compréhension universelle. Il y a déjà foule dans cette lumière lucide, cette nouvelle aube de l'humanité.
Des barbons, des fesses plates, des bouffis tiennent encore le pavé luisant pour une place forte mais ils devront céder le pas car de la masse de ceux pris pour des imbéciles surgit en ce moment une intelligence vive et saine, lasse des turpitudes que chaque jour dévoile.
Il y aura à accompagner cet enthousiasme pour qu'il ne retombe pas dans les travers habituels ou versent imperceptiblement les prises de pouvoir qui se voulaient alternatives.
Ce ne sera pas le moindre fait de société des temps proches que de garder en point de mire le bon sens. Stéphane Hessel ce jeune homme de 95 ans à la pensée et au verbe limpides, qui vient de nous quitter, en avait fait sa constance humaniste. Ceux qui marchent du même pas  verront la même lumière. En hommage à ce grand homme amoureux de la poésie ces vers de circonstance du belfortain Léon Deubel :
" Rien ne s'efface tout survit, Hier à demain vient se coudre, Le chemin garde dans sa poudre, Les pas de ceux qui l'ont suivi. "
Février 2013

  la Forêt


  Tournés de plus en plus vers les villes nous cherchons cependant à y faire entrer la nature, à grand peine et à grands frais. Les arbres nous fournissent le meilleur agrément, le plus visuel.
  Mais dans nos campagnes, notre région dispose d'un patrimoine forestier considérable, à 57% public. La responsabilité collective de sa bonne gestion est donc primordiale.
  Contrairement à quantité d'endroits dans le monde nous avons su équilibrer l'exploitation et la croissance de cette richesse et même à l'heure actuelle la régénération est supérieure à la récolte, sans que nous nous soyons réellement efforcés.
Un très large travail d'information et de formation concernera ce formidable potentiel économique dont nous disposons. Il convient d'être très attentif à la vitalité de la filière bois dans toutes ses composantes, à commencer par une revitalisation du bûcheronnage  et du sciage.  Des prix trop forts de bois de coupes tarissent la source de ces professionnels, dont des entreprises disparaissent,  et favorisent l'accaparement par l'étranger qui transforme et nous renvoie des produits finis alourdissant notre balance commerciale et appauvrissant nos emplois. Ce n'est plus le serpent mais l'âne qui se mord la queue.     

  Excellence et attractivité

  La gare LGV de Belfort-Montbéliard est donc bien la première gare LGV suisse comme l'indique cette seule information sur l'autoroute A 36 avant la sortie de Sevenans!! Entre indigence et ridicule discrétion de la signalisation pour ce pôle de jonction de l'Aire Urbaine.
  Et pourtant.
  Pôle d'excellence industrielle et de recherche universitaire, Pays d'art et d'histoire, Monuments inscrits à l'inventaire des monuments de France, sites remarquables, couloir de circulation international au coeur de l'Europe depuis la nuit des temps, le Pays de Montbéliard regorge d'atouts  pour valoriser son image, trop pâle en regard à ses mérites.
    La conjonction des arguments s'impose.
Quoi de mieux qu'une circulation fluide pour valoriser le futur de l'automobile et son irremplaçable autonomie?
Simultanément:  quoi de plus utile que des transports en commun pratiques et rapides pour minorer les coûts de déplacements et les coûts écologiques?
Conjointement: quoi de plus judicieux que de lier l'histoire d'hier à celle d'aujourd'hui pour chérir l'homme?
En même temps: quoi de plus élémentaire que de relier la nature à la ville et la ville au monde.
    C'est la qualité des sauces qui fait la bonne cuisine.
    Gastronomie et attractivité, même combat.
  Dans cette sphère de réflexion Mathay est un lieu de conjugaison.

    Pour comprendre la communauté d'agglomération et la tendance de son évolution socio-économique http://www.adu-montbeliard.fr/publi/SOC_1104_Atlas_des_quartiers_2011.pdf

Et l'Aire Urbaine une entité du Ballon au Lomont.

  A quoi ça sert?


Décembre 2011
  Alors que nous croulons sous le joug des agences de notation qui viennent s'étrangler et mourir de convulsions en nous écrasant de leur impertinence, que les commentateurs des marchés ne cessent comme des poissonnières de crier et ressasser leurs propres commentaires, chacun est en droit de s'interroger sur l'utilité, sur l'existence même de quantité d'institutions coûteuses qui doublonnent ou triplonnent ou simplement existent en hologramme avec les véritables rouages administratifs.
  Citons donc ces agences de notation qui impressionnent comme naguère les oracles alors qu'elles délivrent leurs informations avec la mauvaise foi de celui qui avoue enfin la vérité, tellement évidente et connue de tous les gens de même métier dans toutes les banques du monde et dans les ministères, secret de polichinelle.
  Citons ces boudoirs et ces alcôves douillettes ou viennent se rassasier des amis rassis, tels les quarante Autorités Administratives Indépendantes indépendantes surtout de tout contrôle, les vingt  Ambassadeurs Thématiques grand-guignolesques, les quarante sièges réservés au sein du Conseil Economique  Social et Environnemental et tant d'autres ailleurs en myriade papillonnante autour du trésor public. Un récent rapport parlementaire conjoint  UMP-PS vient de chiffrer cette gabegie à 600 millions d'euros par an, sans parler de la congestion que ce gonflement d'importance provoque au ventre de la véritable administration, ni des officines privées et entremetteuses de tout poil qui en arrondissent le fâcheux bilan. 
  Si certains attendent dans la ferveur le messie, il faudrait plutôt que ce soit Hercule qui une nouvelle fois passe nettoyer les écuries d'Augias.
  Il pourrait faire un petit tour à l'étage européen où rien n'a été fait sérieusement pour graisser les rouages, harmoniser les lois, les réglementations, la fiscalité, les institutions. C'est pourtant bien par une intégration des méthodes que l'on construit un avenir sain et homogène.
  Jusqu'ici, comme des pansements que l'on rajouterait les uns sur les autres au lieu de nettoyer la plaie avant d'en poser un nouveau, les traités européens s'empilent bon gré mal gré dans un cahotement qui mène au désordre absolu. Il est temps de saisir l'échenilloir pour élaguer les vieux arbres. La France, l'Europe, le Monde ont besoin de jardiniers pour entretenir nos vergers vivants et dégager les allées ornementales qui mènent au pouvoir. La société civile regorge de ressources gratuites.
  

La banque et la crise

 
  La première édition de ce petit livre date de 1988; la jaquette ci-contre est celle de la mise à jour de 1992. Retenons bien ces dates.
  On peut y lire en préambule :
Les banques ont un rôle spécifique dans le cycle économique...qui se caractérise à l'époque contemporaine par une volonté générale de procéder à leur régulation. C'est bien.
  Suit dans cette étude la démonstration par les auteurs de la nécessité et de l'utilité des banques quand elles "fonctionnent bien".
  Presque désabusé sur la régulation et ses dysfonctionnements, le dernier paragraphe de cet ouvrage concluait, prémonitoire et amer:
"Par opposition aux opérations d'intermédiaire sur les marchés des capitaux, ce sont des opérations de courtage sur les flux de capitaux qui constituent le centre de cette nouvelle cible des activités bancaires. D'où la floraison des nouvelles banques créées par des banquiers, des assureurs ou des industriels et dont la vocation explicite est de se spécialiser dans des opérations de gestion de patrimoine, d'arbitrage de trésorerie et d'architecture financière. En définitive ces nouvelles banques qualifiées parfois de banque de trésorerie ou de marchés sont spécialisées en tout sauf en opérations de crédit donnant lieu à la perception de marge sur intérêts auprès de la clientèle.
  Consortiales ou captives, ces banques se mettent progressivement en place depuis le milieu des années 80. Se pose naturellement le problème de leur avenir. Il dépend à la fois de l'assiette des opérations à commissions nécessaire pour alimenter les équipes à fort potentiel technique (ndrl: les traders) et aussi de la maîtrise des risques qui inéluctablement apparaîtront dans le traitement des flux financiers. Nées de l'explosion de l'économie financière, elles pourraient être les premières victimes des contrechocs financiers. De l'implosion financière"
.
Eminents spécialistes, banquiers eux-mêmes, les auteurs n'espéraient sans doute pas avoir raison à ce point.
  Quant au ridicule répétitif de tant de commentateurs, ayant pignon médiatique, qui osent clamer encore "personne n'avait prévu la crise" on les laisse à leur niaise analyse.
  En comparaison, en 2011 chaque jour le monde crée 130 milliards de $ de PIB et échange 25 milliards de $ de biens et services d'économie réelle contre 4000 milliards de $ de produits dérivés échangés par les banques! Où l'on voit la taille de la baudruche toujours plus grosse  prête à exploser. La grenouille est désormais infiniment plus grosse que le boeuf!

  Si vous avez un souci relationnel avec votre banque, plus terre à terre mais délicat, n'hésitez pas à consulter l'Association Française des Usagers des Banques http://www.afub.org/ 

  La Voirie :  rues et routes

 
  Le partage de la rue par tous les usagers s'impose comme une évidence. La configuration des voies de circulation doit donc tenir compte des réflexions les plus fines sur la sécurité qui doivent guider toute création, réfection ou restructuration de l'espace.
  L'exemple ci-contre, achevé en Août 2011 à Voujeaucourt, présente un trottoir partagé entre piétons et cyclistes matérialisé au sol par les logos respectifs.
La chaussée  pour les autres véhicules  recevant une bordure basse non  agressive.

Ce type de configuration, qui ne peut plus être qualifiée de moderne puisqu'elle existe  depuis des années, se rencontre désormais très judicieusement et de plus en plus.
Le Pays de Montbéliard l'illustre, pour autant que ses prescriptions soient retenues, comme ici avec le label Agglomération durable du Pays de Montbéliardpour les déplacements.
  Il suffit d'un minimum de concertation, avec suffisamment d'interlocuteurs, institutionnels,  usagers et riverains, et de respecter  décisions prises et prescriptions réglementaires. 

  La Voirie:  traitement des déchets

Janvier 2011 L'intégralité du texte ci-dessous a été publié dans ces colonnes en Avril 2009. Nous sommes porteurs de ce message depuis bien plus longtemps encore. Toute tentative saugrenue visant à nous faire passer pour non concernés par le souci environnemental serait donc foncièrement ridicule.

A propos des déchets de toutes sortes des efforts considérables sont et seront de plus en plus demandés à toutes les populations du globe ; cela à juste titre pour l'avenir des générations présentes et de celles qui nous succéderont. L'Union Européenne  conditionne et réglemente plus de 80% des prescriptions sur l'environnement auxquelles nous devons répondre.
Le traitement des eaux usées en représente une part stratégique objet d'un enjeu fondamental.
Que ce soit en matière d'adduction, de pollution,  de coût de traitement, de santé publique, l'eau comme aux premiers jours, porte la vie. La loi sur l'eau de 2001 impose des dates butoirs desquelles nous approchons.
Bien que nous soyons situés en amont de la station de pompage qui alimente tout le pays de Montbéliard et doit pouvoir dépanner occasionnellement Belfort, le raccordement total de l'assainissement est loin d'être achevé. Il est même carrément en suspens au coeur du village.
Les immondices qui jonchent les bas-côtés à certains abords, ceux enfouis, l'écoulement des eaux pluviales sont aussi à contrôler avec exigence. De plus des travaux d'envergure pour de futures aires, commerciale et industrielle, peuvent inquiéter par le remuement des terrains en question et les effluents des installations qui y naîtraient.
Nous ne manquons pas d'interroger les intervenants à ces sujets.

    Dégâts d'idées


  Janvier 2011
    Dans le contexte d'actualité de ce début d'année, conseil municipal à huis clos, les lignes qui suivent trouvent place au menu de ce site. Elles auraient pu entrer dans d'autres rubriques, elles se posent ici au coeur de notre observatoire.
    Nous avons la chance dans notre association de posséder les membres les plus divers qui composent une palette humaine très large  qui, de conviction en confrontation, nous permet de nous exprimer toujours en connaissance de cause.
    Nos compétences réunies, de l'associatif à l'administratif, du financier au social, du syndical au patronal, du comptable à l'investisseur, du créateur au technicien et tant d'autres encore, alimentent par cette richesse  de métiers, de capacités, de responsabilités, un creuset d'où sortent nos réflexions.
    Nous serions coupables de garder le silence si nous nous figions exclusivement dans l'auto-congratulation de "l'asinus asinum fricat" rétrécie à nos petites personnes.
    Au contraire c'est parce que nous constituons un large socle démocrate que nous nous investissons dans le partage avec les instances accessibles de la société civile où nous sommes invités, reconnus, utiles et appréciés. De la friction des idées sort toujours une amélioration. Il suffit de quelques principes simples: respect d'opinions, concertation, débats, expression, publication, pour que la somme se nomme Démocratie, pour l'honneur et le bien de tous.
    Toute entrave à ces droits imprescriptibles, inscrits dans la loi, heurte la conscience. Le monde entier se sait concerné par ces valeurs. Les peuples soumis, mais instruits et ouverts à la communication planétaire, bougent car ils se révèlent souverains. L'actualité nous le rappelle et le fracas gronde contre les exclusions gérées par les potentats.
    Pour autant si l'exemple d'une base démocratique comme notre association, comme notre république, offre une facilité d'épanouissement des idées, il n'y a pas cependant à désespérer des terreaux moins fertiles. Nous avons suffisamment de tolérance, de patience, pour laisser autrui s'exprimer différemment, rudement même si cela choque le bon sens, avant qu'il n'en convienne lui-même , ou sombre dans le ridicule, partout et toujours.
    Si l'humanisme est vieux de cinq siècles il doit chaque jour être régénéré pour une nouvelle renaissance. Montaigne sur ses deux jambes, la vérité et la liberté, pensait si bien en marchant: être trop bien assis trop longtemps rend les fesses plates et les idées plates.

  Considération



      La jeunesse, faute d'être éternelle, sera éternellement dérangeante. C'est là une de ses prérogatives.
      Est-ce le malaise sociétal actuel, la difficulté à entrevoir clairement l'avenir, qui entraînent les débordements que l'on constate hélas en tous lieux?
      Est-ce l'abandon du terrain, l'abandon du dialogue de la part du monde adulte détenant l'autorité qui ouvrent l'espace à ces excès d'une partie de la jeune génération?
      Les motifs les plus divers se rencontrent et s'additionnent entraînant la contrainte et la répression dans une escalade incontrôlée. Ne se retrouvent plus face à face que révolte contre on ne sait pas quoi, et incompréhension d'on ne sait plus qui.
    Le développement durable de la santé mentale est en attente de prophylaxie et de pédagogie afin que jeunesse se passe et non pas se meure dans l'alcool et la drogue. 

  Aux siècles écoulés d'autres arrêtés étaient pris contre les abus . Ainsi celui-ci de 1630:
Nous défendons et prohibons de faire désormais les festins des ensevelissements des morts, qu'on appelle communément "boire le corps", comme abus qui semble plutôt dériver de l'idolâtrie païenne que de la bienséance chrétienne.*
  Où l'on ne pouvait faire libation et beuverie même quand on en avait motif, fut-il funèbre!
Que promulgueraient aujourd'hui les auteurs, seigneurs de Valengin et Neuchâtel, qui naguère nous gouvernaient?
  Il est toujours plus facile de prendre un arrêté que d'arrêter un contrevenant, que d'aller à sa rencontre avant qu'il ne le devienne.
    La jeunesse est à prendre en considération.

*source Guy Emonnot La vigne et le vin à Mathay

Crainte ou béatitude


  Tous les indicateurs clignotent au rouge. Que l'on applique la méthode Coué ou que l'on lève les yeux vers le ciel, les difficultés économiques perdurent et leur poids sur l'emploi et donc sur le revenu des ménages influe sur la consommation. Le témoin situe la baisse du chiffre d'affaires du commerce au premier semestre 2010 à -10% par rapport à 2009 (étude Médiamétrie de Juin 2010). Outre cette conjoncture actuelle, on se souvient que le Pays de Montbéliard à perdu 20.000 emplois et 10.000 habitants en vingt ans.
  Se réjouir dans ce contexte de voir apparaître au village une moyenne surface polyvalente en tant que commerce de proximité, tout en se rappelant que ce sont ces mêmes établissements qui ont valu la perte des commerces indépendants de vraie proximité, relève  de la gageure. En effet ce sont ces nouveaux établissements qui se déchirant désormais entre eux vont concourir à la mort de certaines de ces surfaces dites moyennes (1000m2 tout de même), privant ainsi les riverains qui en seront victimes , ici ou ailleurs, de cette proximité de service invoquée. Les emplois perdus confortant la statistique du maintien de l'emploi dans les petits commerces et de la diminution dans la grande distribution. L'histoire quand elle ne se contente pas de bégayer se répète.
De plus, existent des commerces indépendants d'implantation récente, au prix de grands efforts, et qui sont totalement occultés dans les commentaires, alors qu'ils ont réussi à pérenniser un flux commercial local. Leur crainte est logique.
  Aucune commune n'est une île, surtout pas dans une communauté d'agglomération. Le questionnaire que nous sommes invités à remplir "Où achetez-vous" alimentera l'étude lancée par Pays de Montbéliard Agglomération sur une invitation de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Doubs. Cet outil de travail qui n'avait plus été remis sur le métier depuis près de trente ans apportera une aide aux décideurs, élus, professionnels, techniciens qui dans le cadre des lois, des commissions d'agrément, valident ou rebutent les projets. Plutôt que de fustiger d'une façon ridicule ceux (CDAC) qui ont eu à prendre les décisions  d'implantation en toute sérénité et connaissance d'effets selon les moyens d'analyse dont ils disposaient, il conviendra de réfléchir, avec l'enrichissement de cette nouvelle étude, si l'absurde de l'idée fixe ne serait pas de trop vite tirer la couverture à soi en s'isolant, vindicatif, dans son coin. Nous souhaitons bon vent, nous l'avons déjà fait, à tous, petits et gros commerces et respectons même la perplexité.
En tout cas répondez nombreux à ce questionnaire. Résultats de l'enquête au deuxième trimestre 2011.
Peut-être saura-t-on méditer: "comprendre, c'est se confondre et s'identifier" réflexion de Milan Kundera français... d'origine étrangère .

Rocade essentielle

  Début Septembre(2010) un courrier du Conseil Général nous avisait de la nature des travaux qui seront entrepris en 2011 sur la D437 et la D438 et sur la définition desquels nous reviendrons. Nous apprécions vivement la considération dont nous sommes l'objet et l'accessibilité de ses membres lorsque les bonnes questions, d'où qu'elles viennent, lui sont posées. Les plus récents contacts que nous avons entretenus en particulier au sein de la CAPM, dire désormais PMA (Juin 2010), nous ont permis de percevoir le retour sur le métier du Parc d'activités des Hauts de Mathay. Cette volonté retrouvée d'exploiter ce site revitalise en premier lieu son besoin d'accès et sa distribution et tempère les propos d'impatience que nous tenions ci-dessous tout en en validant le bien-fondé.
Les projets qui ont été menés depuis de longues années (shunt et re-shunt), premier jet en 1975 et qui ont été valorisés à de nombreuses reprises comme devant être réalisés prochainement sont à ce jour en blocage total et restent au chapitre coûts d'études et d'acquisitions de terrain.
Cette situation émousse la patience car elle a conditionné et indirectement justifié les latences que nous  constatons aux rubriques qui suivent, sclérosant le tissu urbain du village, ses aménagements et son âme.
En regard des travaux d'envergure que l'on peut observer à l'intérieur de la communauté d'agglomération, comme dans tout le territoire  Franc-Comtois, il n'y a pas à craindre que le problème de trésorerie conditionne à ce point l'exécution de ces connexions routières indispensables. Ou alors il faut nous faire comprendre pourquoi là et pas ici!
Il est urgent que ces options, un temps prévisionnelles et depuis devenues essentielles, dépassent le stade émotionnel et sortent du placard. Les vues minimalistes de remplacement, ridicules et coûteuses, que nous réfutons ont à nouveau été évoquées à la présentation des voeux de la municipalité en ce début 2010 et répétées depuis le début de l'année.
Que les extrémités soient réalisées, nouveau pont d'Audincourt à Valentigney et l'anneau de l'autoroute, sortie 6.1 sur notre territoire, c'est bien, reste à les relier pour enfin les justifier. Il convient de requalifier ce projet sans doute disproportionné. Quatre voies ne présentent pas de justification et une succession de ronds-points d'envergure pas davantage. Il suffit de créer une chaussée de raccordement de deux voies et un seul rond-point. Les premières propositions offraient d'ailleurs une configuration raisonnable. La concertation ouverte à nouveau avec le Conseil Général et la CAPM s'engage en ce sens. Paix au Shunt défunt, gloire à la rocade essentielle.
    Nous ne manquons pas d'interroger les intervenants sur ce sujet fondamental de l'avenir de la commune, de toute la communauté d'agglo et de la vallée, jusqu'à Pont de Roide inclus.
// ' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'image

      Dans les livres



    Avant que l'image devienne prééminente , tout était dans les livres. Tout y est encore.
Cet essai de 1932, dont l'auteur âgé alors de soixante douze ans, fut haut fonctionnaire orne encore avec bonheur les bibliothèques. Ouvrons les livres.

La circulation et la sécurité


La population de Mathay a doublé en quelques décennies. La densité de circulation elle aussi a cru dans les mêmes proportions.
Hors nous recevons ce flux de circulation, de tous les gabarits, de toutes parts, augmenté de jour en jour par la facilité d'accès à l'autoroute A 36, sur la même articulation de réseau routier qu'aux temps les plus reculés.
Mathay offrira toujours cette liaison entre le nord et le sud, entre le Pays de Montbéliard et les plateaux, entre le travail et le couchage, entre l'effort et le loisir. C'est un handicap, cela doit devenir un atout.
L'avenir proche devrait apporter des améliorations significatives, bien qu'elles soient présentées comme repoussées sine die.(voir"Rocade essentielle")
En attendant la préoccupation sécuritaire dictée par cette circulation effrénée doit conduire impérativement à l'installation d'équipements pour piétons et cyclistes. La vulnérabilité des scolaires et celles des clients pour se rendre dans les commerces relève de la pure témérité dans l'état actuel de nos rues , quand bien même quelques progrès disparates  sont apparus à très grands frais. Trois millions d'euros investis pour l'aménagement des D437 et D438 par la municipalité qui se demande après coup comment organiser la circulation des cyclistes!
Les remarques notifiées depuis des années par l'association Vélocité  www.fubicy.org doivent servir de modèle.
Nous interrogeons sur ce sujet les intervenants.


Site web créé avec Lauyan TOWebDernière mise à jour : lundi 19 décembre 2016